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Vendredi 9 Mai 2008
Lost in Indiana: pure energy
Retour à Chicago.
2.10 local time
Il a fallu reprendre l'Interstate 65 dans l'autre sens. Il a fallu prendre du recul pour mieux retranscrire cette primaire.
Dont acte:




LOST IN INDIANA: 6 Mai 2008
Retour sur 48 heures avec les volontaires d’Obama
Stephan Ghreener.


Les victoires parfois ont le goût du K.O. Si les primaires américaines se jouaient sur un ring, alors peut-être que la place de choix, en tout cas la plus confortable, serait celle du bookmaker. Faites vos jeux, sortez les dollars, gardez un oeil sur CNN, misez sur le gagnant, faites grimper la côte du perdant. Avec un peu de chance, le week-end prochain, vous aurez suffisamment de liquidités pour vous faire essorer à Las Vegas.
Les victoires ont en commun avec certains lendemains de fête la faculté de vous mettre sur la paille. Cela m'a traversé l'esprit mardi dernier, dans un pub irlandais de Lafayette, en regardant Hillary avec Bill debut au second plan, soutien et leveur de fonds presque flou, les yeux fermés, la mâchoire serrée. Il était presque possible de l'entendre respirer de l’autre côté du miroir.
L'Indiana à l'arrache, voilà ce qu'Hillary Clinton était en train d'obtenir sous mes yeux. Bill lui fermait les siens (quelques secondes c'est-à-dire une éternité sur une chaîne d'infos en continu). Il faut croire que c'était là sa seule façon de soutenir sa candidate ou alors de prier (avec Bill Clinton tout est possible), s'il vous plaît, sur la tête de Kenneth Star, on achève bien les chevaux, j'en sais quelque chose, téléportez-moi en Californie, oh soyez sympa quoi, deux jours off, un golf entre amis pour me détendre, c'est tout ce que je demande…

Aucun souci à se faire pour les finances de la famille Clinton (Bill a su effacer l'ardoise de ses honoraires d'avocats, ne revenons pas sur cette affaire de pressing, avec des livres devenus des best-sellers avant d'être imprimés et des conférences que seuls des hommes d'influence tel que David Beckham ou Donald Trump oseraient monnayer plus cher) mais Hillary a déjà dû mettre la main au porte-monnaie. Et en plein discours, ce mardi au parfum de “Super Tuesday bis”, appeler aux dons, cela vous marque une candidature.
C'est en tout cas l'impression que cela donne, alors que mon voisin, Spencer, bénévole pour le camp Obama, m'invite à trinquer:
ce soir, me dit-il, tu as vu le prochain président des Etats-Unis, en tout cas je l'espère.

Dans le camp Obama, autour de moi, l'état du trésor de guerre d'Hillary soulève un immense cri de joie.
"Too close to call", c'était écrit en bas de l'écran mais l'heure tournait et difficile pour Barack Obama de récupérer les vingt, trente ou quarante mille voix et passer ainsi la ligne blanche le premier. La Caroline du Nord était déjà dans la poche depuis le début de la soirée et les partisans d'Obama, autour de moi, espéraient une victoire pour la forme. Quatre décennies que l'Indiana n'avait pas joué un tel rôle dans les primaires présidentielles et à Lafayette, ce rendez-vous de l'Histoire a été honoré avec fierté, sérieux et enthousiasme. Le Juge Graham, candidat local, croisé à la sortie des urnes l'a confirmé: les gens se sont déplacés en masse. Des centaines et des centaines de nouveaux inscrits. Les étudiants de Purdue Univerisity y sont probablement pour quelque chose et ce malgré le traditionnel Summer Break, la fameuse semaine de fermeture avant la reprise des cours.

Les défaites parfois ont la saveur d'une course en tête car elles sont très provisoires. Elles trimballent avec elles un désir, une rage, un espoir, une force, enfin bref, l'avant-goût d'une victoire prochaine. Si les primaires américaines se jouaient sur le circuit d'Indianapolis, la meilleure place à l'arrivée serait pour une fois, la deuxième marche du podium. Car on garderait en mémoire, les courbes avalées à plus de 300 km/h en souplesse, roues dans roues. Celui ou celle qui court en tête, l'oeil rivé dans le rétroviseur, tire toujours plus sur la mécanique que son poursuivant. A l'écran, la fatigue se lisait sur les visages du clan Clinton rien de tel chez Barack Obama.
Oh bien sûr, depuis Hillary Clinton a insisté: rester dans la course, en passant par la Virginie Occidentale. Comme s’il fallait à tout prix que le suspens hollywoodien perdure. Tenir jusqu’en Août peut-être ? Mais la question est posée: et si la course à l’investiture démocrate s’était jouée, il y a dix jours, en Indiana, dans cet Etat qu’elle a officiellement ajouté à son tableau de chasse ?

Retour sur 48 heures passées à Lafayette, Indiana.
Retour sur une primaire vécue de l'intérieur, entouré des "Volunteers" de Barack Obama.

L'état de la route, la météo mais surtout l'aiguille de la jauge à essence qui plonge dans le rouge sont des raisons suffisantes pour vous obliger à quitter une autoroute, une voie toute tracée, un Chicago-Indianapolis par exemple. C'était pourtant une trajectoire rectiligne, une formalité qui s'avale à 70mph, 185 miles en partant du coeur de la ville du vent. Des pointes à 80 mph pour garder le rythme, car tout le monde convergeait vers l’Indiana. Un CD des Dandy Warhols rayé et bloqué sur « Godless », seul morceau que la stéréo de la berline de location acceptait de lire.
Lafayette sonnait mieux que Remington sur l'interstate 65 pour faire un stop. Une simple histoire de jauge à essence, de fatigue et d'estomac vide.

Les gens ont coutume de dire que l'on s'arrête à Lafayette presque par accident et que l'on y reste pour l'atmosphère et la qualité de vie.
Cela ne saute pas aux yeux un lundi soir, veille de primaire, surtout entre deux averses. Les rues sont vides, bienvenue dans l'Indiana.

Un bar ouvert sur Main Street, premier contact avec la ville. Le “Midwest Spirit” n'est pas une légende et très vite Lafayette vous berce: accueil chaleureux, gens très sympathiques, vous voilà à la maison. Arrivé à bon port. Vu de la rue principale, les problèmes de l'Amérique paraissent bien loin. Les clichés ont la vie dure et on est en droit de se demander s'il ne faudrait pas décamper tout de suite et dormir dans un motel aux portes d'Indianapolis. Car après tout, que pourrait-il bien se passer à Lafayette ?
Et puis les langues se délient, l'Amérique se met à table. Certes, c'est toujours plus convivial autour d'un verre, mais on sent une sincérité, une légère tristesse, une envie d'en finir. Et de passer à autre chose. Peut-on effacer huit ans d'administration Bush avec un simple vote ? Personne n'ose y penser. Steve, représentant de commerce, qui a toujours voté républicain estime qu'il faudra des décennies pour payer les pots cassés. Demain, mardi, il fera un détour par Indianapolis, son lieu de résidence pour voter. Sa femme votera pour Hillary et lui, cela le fait sourire, pour Obama : c'est le seul qui peut changer quelque chose, d'après lui.

Brenda finit son service. Pour payer les frais de scolarité à l'Université de Purdue, elle travaille en tant que serveuse, trois jours par semaine, comme presque toute l'équipe présente ce soir-là. Demain, elle prend sa journée, pour retourner voter. Originaire d'un conté de l'Indiana à la frontière de l'Illinois, elle fera l'aller-retour pour ainsi offrir son vote à Obama. Une fois ses études de droit terminées, l'année prochaine si tout va bien, elle aimerait passer un an en Europe. Et d'après elle, seul Obama peut redonner une bonne image de l'Amérique. Elle ne se voit pas partir avec John McCain comme président, un vrai poids mort, surtout en vue d'une année "sac-à-dos".
En sortant, un motard me conseille de me lever aux aurores: les gens vont voter tôt.

Comté de Tippecanoe: une vingtaine de districts, répartis entre Lafayette et New Lafayette soit autant de bureaux de vote, ouverts de 6 heures du matin à 6 heures du soir. A Lafayette, en guise de réveil vous avez droit à un concert de klaxons. L'hôtel passe du Sinatra dans l'ascenseur, This Lady is a tramp. Franck Sinatra réveille les voyageurs nostalgiques un peu partout en Amérique. Ce n'est pas propre à Lafayette, cela fait partie du concept de la chaîne hôtelière. When I was 31, it was a very good year.
Mais les klaxons par contre c'est inhabituel. Il suffit de traverser la rue et devant la municipalité, je croise Nancy avec son panneau "Vote Hope". Elle vient tout juste d'arriver de Chicago, deux heures et demi de route, en tentant de respecter les limitations de vitesse. A peine le temps pour elle de passer au QG de campagne des pros Obama, sur la 4ème. Elle est rejointe par Corey et Lysandrae. 3 générations d'Américaines. La plus jeune, Lysandrae, n'a pas 21 ans, ce qui la désole un peu car ce soir, tous les membres du bureau, ont bien l'intention de fêter la victoire autour d'un verre. "I am a volunteer".

Quelle serait la traduction idéale ? Bénévole, sympathisant, militant? Vu l'ambiance, il faut opter pour "volontaire". Et c'est parti pour une journée sous un soleil de plomb, à se poster à l'angle des principales artères de la ville, en tenant des pancartes à bout de bras. Corey vient de finir ses études et en tant que jeune mère de famille, elle m'explique que la journée va être longue pour elle. Il va falloir couvrir le plus grand nombre de bureaux de votes et accessoirement, il faudra qu'elle retrouve son fils et son mari. Mais combien sont-ils à sillonner la ville? Peut-être une centaine. Au moins une soixantaine, c'est sûr, la mobilisation ne faiblit pas depuis plusieurs semaines. Même chez les militants et malgré une organisation plus proche d’une enterprise qui lance un produit à l’échelle planétaire, on se perd un peu dans les chiffres.

Un flot de voitures remonte Columbia Street et les trois volontaires, sourire aux lèvres, tendent les pancartes officielles 'Obama 08'. Concert de klaxons, tout s'explique. Corey qui vit à Lafayette interpelle un passant sur le trottoir d'en face: n'oublie pas d'aller voter !
Nancy m'explique que malgré tout le battage médiatique et les spots publicitaires pour inciter les gens à aller voter, elle a déjà croisé plusieurs personnes ce matin, étonnées de la voir arpenter la ville avec sa pancarte: "beaucoup de gens veulent voter mais ne savent pas s'ils sont inscrits ou à quel bureau de vote ils sont rattachés".

Si Barack Obama est élu, il pourra remercier ses "volontaires" qui ne comptent pas leur temps et vont chercher chaque vote, rue par rue, maison par maison. Nancy n'est pas la seule à être venue depuis Chicago. Shirley a fait le déplacement. En moins de deux heures, ces volontaires offrent un panel de l'Amérique qui compte bien emmener Barack Obama jusqu'à la Maison Blanche. l'Amérique dans ses diversités: éthnique, sociale, religieuse. L’Amérique active, étudiante ou au chômage, s’est trouvée un rassembleur.
"Aujourd'hui ou jamais". Lafayette va s'embraser. Lafayette votera Obama.

La différence avec le camp Clinton se joue peut-être sur une organisation sans faille. Preuve en direct: un homme sort de la mairie, furieux. Il s'avance vers le groupe en brandissant son permis de conduire (la seule vraie pièce d'identité de l'Amérique avec le social security number), il n'a pas pu voter car il est sans domicile fixe. Il prévient: "Bush peut continuer à se marrer, je ne peux pas voter, cette ville ne veut pas de mon vote".
Corey appelle alors un autre volontaire sur son portable, Nancy tente de le convaincre de rester afin de lui raconter en détails son problème. Juste le temps pour Spencer de rejoinder le groupe. Spencer, 22 ans, chimiste, vit et travaille à Lafayette. Sur son T Shirt rouge, on peut lire: "He is ready to go". L'argument d'Hillary Clinton comme quoi elle serait plus apte à diriger le pays que Barack Obama, s'est finalement retourné contre elle.

Tous les sympathisants rencontrés ce mardi 6 Mai le diront. Cette attaque lui a fait perdre beaucoup d'estime chez les militants pro-Obama. Pendant que Nancy discute toujours avec l'homme qui ne peut pas voter, Spencer appelle une ligne de conseillers juridiques. Ils sont là pour répondre et épauler les volontaires sur le terrain, précisément pour ce genre de cas de figures. Appelons le Tom (il refusera de donner son vrai nom, y compris, dans un premier temps, auprès des militants…la paranoia de l’homme endetté et fatigué). Il vient de faire faillite et depuis des semaines, il est réveillé pour la police qui joue son rôle d'huissier. Il n'a plus rien. Plus de maison, plus d'entreprise.Mais cela ne veut pas dire qu'il ne peut pas voter. Spencer lui tend le téléphone et un conseiller juridique lui explique la démarche à suivre. Un vote de plus pour Obama: dix minutes plus tard, Tom est retourné à l'intérieur de la Mairie.

Spencer est satisfait et pendant plusieurs heures, il restera à un autre carrefour stratégique de la ville. "A hoot for a change". Cela peut paraître à priori bon enfant mais une telle énergie dissuade assez vite les rares partisans d'Hillary de brandir la moindre pancarte dans le périmètre : c'est un concours d'énergie, de bonne humeur, de conviction et avec la chaleur, il faut tenir car la journée est loin d'être terminée.
Occuper l'espace, ce jour doit être une fête, un événement qui rassemble, qui décide les derniers indécis. Spencer avoue avoir donné, il y a quatre ans, 25 dollars pour John Kerry. Et sa contribution s'était arrêtée là.
Non seulement pour Obama il a donné beaucoup plus, mais ce qui n'a pas de prix, c'est son temps, son sens de l'organisation qu'il met au service de son candidat. Même parmi ses compagnons de route, il force l'admiration.

La différence avec le camp Clinton se joue peut-être sur le sens du détail. Passé très tôt ce matin pour faire une photo des pancartes de tous les candidats (y compris celles pour les mandats locaux), plantées dans un parterre de fleurs face au bureau de vote de la mairie, je m'étais fait la réflexion que celle d'Obama était mal placée, presque à l'écart. Implantée avec désinvolture. Observation strictement esthétique pour ma part. Spencer, au même endroit, deux heures plus tard s'empare de la pancarte et la replace à côté de celle d'Hillary Clinton. Dorénavant, quelque soit l'angle, que les gens viennent voter à pieds ou en voiture, ils ne peuvent plus échapper à Obama. Spencer est sur tous les fronts. Je le retrouverai en fin d'après-midi (non sans être passé plusieurs fois devant son carrefour en voiture) presque sans voix et couvert de coups de soleil.

Le QG des volontaires d’Obama est situé à cinquante mètres du local official du parti démocrate. On retrouve dans ce détail, ce qui avait destabilisé bon nombre de militants du Parti Démocrate: un pas de côté, une distance avec la vieille machine et les routines du parti. Surtout garder son indépendance, pour rallier une nouvelle génération et des gens habitués à rester loin du jeu politique. Une logistique propre donc, des ordinateurs, des lignes de téléphone. Appeler jusqu’à la dernière minute. Appeler et relancer. Transformer les intentions de vote en bulletins comptabilisables. On me demande de ne pas photographier les lieux. L’invitation ferme et polie vient de Brooke. Elle travaille à plein temps pour le Mouvement. C’est sa huitième primaire au côté d’Obama. Elle apporte son expérience à l’équipe locale. Elle avoue: “chaque jour de primaire, c’est la même histoire: le standard doit filtrer les appels et on est un peu méfiant quand quelqu’un pousse la porte du bureau. Des gens lancent des insultes. Ou alors, c’est juste pour nous faire perdre notre temps”.
Tous les districts du comté sont repertoriés. Et pour voir un bureau de vote en pleine effervescence, Brooke m’en désigne un, sur les hauteurs de Lafayette: “là tu vas voir, tu pourras sentir cette exaltation. Ce bureau compte des centaines de nouveaux inscrits sur les listes. Du jamais vu.”

En quittant le QG, on me remet le discours de Barack Obama, à Philadelphie, du 18 Mars 2008:
“We the people, in order to form a more perfect union”.
En quittant le bureau, un détail souligne le contexte économique ambiant. Une affiche rappelle qu’au pays de l’essence bon marché, les temps sont durs. “Nous avons besoins de cartes d’essence. Merci!”. À 3.80 $ le gallon, cela reste presque une bonne affaire pour l’Européen de passage.
Sur les hauteurs de Lafayette, je retrouve des volontaires du matin. Bon choix de bureau de vote, pour illustrer, cette vague, cet enthousiasme en faveur d’Obama: le bureau ferme dans une heure et les gens affluent.

Hoot for a change ! En redescendant dans les quartiers historiques de Lafayette, les volontaires d’Obama sont toujours là. Alors on klaxonne, on crie sa joie ou son soutien.

Barack Obama est venu deux fois à Lafayette. Et Lafayette le lui rend bien. Dans la soirée, le verdict tombera: le comté de Tippecanoe a voté massivement pour Obama.

Too close to call : tard dans la soirée avec les volontaires d’Obama. Je retrouve Nancy, Spencer, Corey. Ils sont une trentaine, retenant leur souffle en regardant CNN.
Une feuille circule parmi le groupe. Obama en un mot, c’est quoi pour vous ? C’est une idée d’Aura, 50 ans. Elle vit et travaille à Lafayette. Et depuis des mois, dans les meetings, elle pose la même question.
Renaissance, conviction, espoir, visionnaire. Les mots de l’Amérique, son attente, ses besoins, ses rêves, après huit ans d’administration Bush.
Aura travaille dans un vieux bâtiment de Lafayette. Elle donne des cours de civisme à des enfants. Elle garde avec elle une photo de JFK, 1959, Lafayette. Il se tient sur le porche de son lieu de travail. Elle continue à collecter les mots qu’inspirent Obama chez les gens qu’elle rencontre. Pour qu’il les lise. Car la route est longue.
Le discours de Barack Obama n’est pas l’essentiel. C’est ce qu’il incarne. Peut-on le regarder comme un conservateur aux couleurs liberales ? Peut-on souligner certaines ambiguités dans ses positions ? Autant encourager les footbolleurs français dans un pub de Manchester. Poser des questions comme “Bill Clinton était-il plus liberal ?, une seule réponse revient: ils (les Bush et dans une moindre mesure les Clinton) ont sabordé le pays. Et Obama, c’est plus fort que JFK. Il a l’histoire avec lui. Il y a un mélange de fascination, de croyances, et une volonté d’aller de l’avant. Et seul Obama a la réponse.
J’ai vu le prochain président des Etats-Unis. Après cette journée, comment oser en douter ? Mais la route est longue. Né un 4 Novembre, c’est le titre qui vient à l’esprit. Tard dans la soirée, parmi les volontaires, certains pensent voir en Barack Obama, un sauveur, le seul espoir crédible d’un pays avide de changement. Et de renouveau.


P.S: La route est longue et donc, pour comprendre ces visages et ces espoirs si disparates de l’Amérique, j’ai decide de suivre ces gens, ces militants jusqu’en Novembre.


Pour un petit aperçu de l'énergie à Lafayette, en ce 6 Mai 2008, cliquez et retrouvez la galerie photo "Obama's primary":










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Rédigé par Stephan Ghreener le Vendredi 9 Mai 2008 à 21:13