le blog de Stephan Ghreener

STEPHAN GHREENER
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75 centilitres de surprises

Suite de la chronique consacrée au Domaine Coudoulis. Rencontre avec l'équipe de ce domaine qui monte !


Domaine Coudoulis :  découverte magistrale, suite.
J'en prends le pari : Coudoulis est la perle de l'appellation Lirac et cela va se savoir de plus en plus. Je ne prends pas un grand risque, le magazine américain, Wine Enthusiast ne tarit d'ailleurs pas d'éloges sur le Lirac Rouge 2012 du domaine ainsi que sur la très select cuvée S (je vous reparlerai sous peu de cette cuvée S). La cuvée Hommage fait aussi forte impression dans le Guide Hachette des Vins 2015.
Bref, il est grand temps de partir à la rencontre du Domaine Coudoulis.  
Je vous parlais hier de cette belle découverte et j'ai eu l'immense plaisir de déguster la cuvée Hommage en trois millésimes, 2010, 2011,2012. Au domaine, même. 
Derrière un vin, il y a un terroir, un savoir-faire, des hommes et des femmes. A Coudoulis, c'est le travail de Bernard Callet et Patrick Hilaire qui portent ses fruits.
Le propriétaire-vigneron Bernard Callet a décidé de faire appel à Patrick Hilaire, aujourd'hui maître du chai du domaine, il y a maintenant presque dix ans. Quand on les rencontre tous les deux, on apprécie vite la synergie qui existe entre eux et le terroir qui les entoure. Un mélange d'humilité et d'audace. Une envie quotidienne d'aller de l'avant. Les certitudes n'empêchent pas les doutes et les remises en question. Ecouter la vigne prend tout son sens quand Patrick Hilaire et Bernard Callet disent de concert : il faut s'adapter et apprendre son terroir. 
En se promenant dans les vignes au côté du maître de chai : on comprend ce qu'ils entendent par là. Pas de désherbant, pas d'engrais, travail des sols à la charrue. Parce que "le domaine a besoin de ces partis-pris pour s'exprimer".
En venant d'Avignon et en roulant jusqu'à Saint-Laurent-des-Arbres, ce n'est pas un scoop, on roule souvent au milieu des vignes. J'en fais la remarque à Patrick Hilaire. J'ai aperçu dans la région beaucoup de systèmes d'irrigation. Le maître de chai m'a fait comprendre qu'il n'était pas pour, en tout cas pour le domaine Coudoulis : "il faut qu'elle vive la vigne. La stresser un peu, ça a du bon."
De retour à la cave, je regrette d'être venu après les vendanges. J'apprends en effet qu'au Domaine Coudoulis, on vendange et on trie à la main. Là encore, c'est un choix et une conviction.
La cave justement : un outil de travail neuf repensé de A à Z il y a deux ans. "Parce qu'une fois que la vigne est prête à offrir le meilleur, il faut un outil à la hauteur", me dit Bernard Callet.
C'est l'heure de la dégustation et j'en apprends un peu plus sur la cuvée Hommage. Un tiers Syrah, deux tiers Grenache. Voilà pour l'assemblage final des cépages. L'élevage dure un an. Une année en cuve pour le Grenache, une année en barrique neuve pour le Syrah.  
Pourquoi avoir donné ce nom à cette cuvée ? C'est un hommage aux meilleures parcelles.
La suite de cette chronique, lundi ici même…    
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Vendredi 14 Novembre 2014 à 13:57

75 centilitres de surprises

Il suffit parfois d'une dégustation pour vouloir aller à la rencontre d'un domaine et de son savoir-faire. Le domaine Coudoulis : une découverte magistrale


Domaine Coudoulis : découverte magistrale
Lirac ? Vous avez dit "Lirac". J'avoue, je ne connaissais pas les vins de l'appellation Lirac, cru de la rive droite des Côtes du Rhône depuis 1947. J'ai fait cette découverte par le biais d'une dégustation de la cuvée Hommage 2010 du Domaine Coudoulis. Si je devais simplifier, je dirais ceci : vous pensez vous offrir un séjour dans une belle pension de famille et vous voilà dans la suite d'un hôtel grand luxe. En d'autres termes, je ne m'attendais pas à un tel festival. Je pensais déguster un bon vin (bien sûr), j'avais en fait dans mon verre un grand vin, rare et authentique. Des notes puissantes, de la finesse, un voyage en soi. Lirac et son terroir par la grande porte. Voilà pour l'entrée en matière.
En faisant quelques recherches, j'ai découvert oh surprise que je connaissais le maître de chai du domaine Coudoulis, Patrick Hilaire. Pas le professionnel et l'homme habité par son métier non, mais la personne que l'on a plaisir à retrouver au fil des ans autour d'une bonne table. Je n'avais donc aucune excuse pour ne pas approfondir cette rencontre inattendue avec la cuvée Hommage de Coudoulis. C'est ainsi que je suis parti à quelques kilomètres de Châteauneuf- du-pape pour approfondir ce premier contact, sur les terres du Domaine Coudoulis, à Saint-Laurent-des-Arbres. L'occasion de rencontrer le vigneron et propriétaire, Bernard Callet et Patrick Hilaire, donc, le maître de chai. Le compte-rendu de cette dégustation sur place ? Dès vendredi sur ce blog. Sans oublier un petit mot sur le caviste qui m'a présenté cette cuvée. En attendant, dégustez vos vins préférés avec plaisir mais avec modération.
 
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Jeudi 13 Novembre 2014 à 16:17

Tant qu'il y a du champagne

Mercredi 12 Novembre 2014

Coup de coeur pour la cuvée Fidèle de Vouette & Sorbée


la fidélité : hors des sentiers battus
Je garde toujours en mémoire ce conseil de mon grand-père qui fut son seul testament : "fais en sorte d'avoir toujours une bouteille de champagne au réfrigérateur." Et en guise de précision, il avait ajouté ceci : "si la journée n'a pas été bonne, c'est l'occasion rêvée (et obligatoire) de boire une coupe de champagne. Tu verras, après, on relativise, on enterre les faits du jour et tout est plus simple. Le lendemain, crois-moi, tout est limpide. Ça marche toujours."
Je ne peux hélas relier d'étude scientifique à ses dires mais je confirme que cela fonctionne plutôt bien. Est-ce à cause de la finesse des bulles ? Est-ce le parfait contre-pied à une journée maussade ? Toujours est-il que je reste fidèle à ce principe.
La semaine dernière, j'ai donc eu une journée de travail compliquée et un rien agaçante. De ces journées qui se faufilent sous la porte de votre entrée et, si vous ne réagissez pas, viennent vous polluer la soirée. Pour couper le pied à cette ambiance donc, et me souvenant que le réfrigérateur était vide, je me suis précipité chez un caviste. Et là surprise. Je suis reparti avec la cuvée "Fidèle" de Vouette & Sorbée. Une découverte. Que dis-je, une merveille. Hors des sentiers battus. Je vous en reparle très très vite. 
Stephan Ghreener
Tags : Champagne
Rédigé par Stephan Ghreener le Mercredi 12 Novembre 2014 à 16:45