le blog de Stephan Ghreener

STEPHAN GHREENER
Stephan Ghreener
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Obama08

Vendredi 25 Juillet 2008
triomphe berlinois
Plus de 200 000 personnes venues écouter le candidat démocrate à Berlin. Ce n'est pas un scoop: l'Europe est pro Obama. Mais pour la première fois, après presque huit ans d'administration Bush, Barack Obama offre l'occasion unique de rapprocher deux alliés historiques: l'Europe et les Etats-Unis.
Maintenant Paris, demain Londres.
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Vendredi 25 Juillet 2008 à 18:10

Obama08

Jeudi 24 Juillet 2008
Obama Summer Tour: Berlin.
Ich bin ein Berliner... l'équipe de campagne Barack Obama aurait bien aimé qu'il puisse prononcer son discours à la porte de Brandebourg. Il est vrai que la symbolique aurait été parfaite. Et cela aurait permis au passage, à Johnny, notre rocker national de chanter: "Quelque chose en lui de Kennedy". Angela Merkel qui ne se laisse pas s'y facilement impressionner a refusé. Barack Obama devra attendre d'être élu président pour pouvoir, peut-être, un jour avoir cette occasion.
En tout cas, l'opinion allemande lui est très favorable.
Demain, Barack Obama sera à Paris.



Chronique sur la primaire de l'indiana du 6 Mai dernier: cliquez ici
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Jeudi 24 Juillet 2008 à 17:52

Obama08

Mercredi 30 Avril 2008
SUV avec espoir démocrate en option
Dearborn St. Chicago. Mardi 29 Avril 2008. Photo: Stephan Ghreener
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Mercredi 30 Avril 2008 à 19:28

Obama08

Mercredi 13 Février 2008
Obama,like a virgin
Oui, bon, je sais. J'avais pensé à un titre du genre, Obama casse la baraque. Mais c'était trop facile. Obama en terrain vierge alors ? Tout ça pour finir, par associer Obama à Madonna. Il y a des jours comme ça...
Bref, Obama, quoi qu'il en soit, remet ça. Un petit détour par la Virginie et de nouveaux points marqués.

J'en ai profité pour parcourir le magazine "Time" de cette semaine, le special Super Tuesday (titre à la une: The Struggle For the soul of the Democrats). Une carte décortiquant la bataille du Super Tuesday côté démocrate entre Hillary Clinton et Barack Obama, représente le découpage par comtés où les votes de l'un ou de l'autre ont été majoritaires, dans les états concernés.
Si d'une manière générale, à l'échelle du pays, les spécialistes reconnaissent à Obama une percée significative parmi un électorat démocrate populaire et aux revenus modestes, Hillary Clinton aurait donc du faire une razzia de "riches" comtés en Californie.

J'ai donc sorti ma loupe (et dire que j'aurais probablement été plus efficace en me rendant directement sur le site du magazine...), direction la Californie.
L'analyse se vérifie. Enfin en grande partie. Pas de doute en Californie du Sud: Comté de Ventura, de Los Angeles, d'Orange et de San Diego en faveur d'Hillary.
A partir de là, on pouvait s'attendre, en remontant vers le Nord, au moins jusqu'à San Francisco, au même scénario.
Eh non: le comté de Santa Barbara penche plutôt côté Obama. Monterey, côté Clinton... mais de l'autre côté de la baie, le comté de Santa Cruz, pour Obama.
Encore plus marquant (sauf effet d'optique), le très chic comté de Marin a voté majoritairement, toujours d'après la carte du Time, pour Obama.

Pendant ce temps-là, (j'ai tourné une page), John McCain n'a pas fait de quartiers. Un (presque) sans faute en Californie et 100 % des comtés qui composent l'Etat de New York.
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Mercredi 13 Février 2008 à 15:25

Obama08

Mercredi 6 Février 2008
Le Super Tuesday dans tous ses états
Obama ou Clinton ? Depuis notre vieille Europe, nous avons porté toute notre attention sur le duel démocrate. Pendant ce temps-là, l'air de rien, côté Républicain, McCain a marqué des points.

Ici, en France, après ce Super Tuesday, maintenant que le jeu se resserre côté démocrate, avec l'impossibilité de départager les deux candidats, on rappelle à qui veut l'entendre, que John Kerry, en son temps, était le préféré des Français et d'autres Européens. Avec le succès que l'on sait. Et donc, pour Obama, sa cote de popularité chez nous, passerait presque pour un handicap.

En tout cas, pour l'instant, il est toujours un choix plus que crédible pour une bonne partie de l'électorat démocrate.

Les Américains, bien souvent, ne jettent qu'un bref coup d'oeil dans le rétroviseur. C'est une différence culturelle, toujours et encore d'actualité, entre l'Europe et le Nouveau Monde. Font-ils le lien, comme nous le faisons, entre un John Kerry en 2004 et Obama ? Son maintien (son avancée en fait: plus il fait campagne plus il conforte ses électeurs), l'éloigne un peu plus, jour après jour, d'un tel rapprochement. A suivre.


Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Mercredi 6 Février 2008 à 18:10

Obama08

Lundi 4 Février 2008
Super Tuesday en vue
Alabama, Alaska, Arizona, Arkansas, Californie, Colorado, Connecticut, Delaware...
Et la Californie, bien sûr.
Georgie, Illinois, Massachusetts, Minnesota, Missouri... Sans oublier la Californie qui a toujours un scenario en stock pour maintenir le suspens.
Et pour faire monter la pression. D'un cran.
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Lundi 4 Février 2008 à 23:50

Obama08

Dimanche 6 Janvier 2008
viserplushautbyghreener
viserplushautbyghreener
Viser plus haut quitte à entr’apercevoir le coin de ciel bleu qui nous reste.

À l’Amérique qui n’avale pas la fumée, Barak Obama avait répondu qu’il avait pourtant cru que c’était le but du jeu.

Le problème de Segolène Royal, c’était, entre autres, peut-être bien Hollande. Le problème d’Hillary, c’est peut-être bien Bill.

Bill Clinton fait partie de l’Histoire. Les feuilletons à rallonge, Hollywood en a fabriqué à la chaîne pendant des décennies. Même Washington inventait ses propres séries avec deux Bush pour le prix d’une deuxième guerre. Avec Hillary aussi, dans un tout autre genre, ça sent un peu la dynastie.

À ceux qui voulaient le taxer de toxicomane, Barak Obama a, en guise de mea-culpa obligatoire, classé la dirty cocaïne dans le dossier "erreurs de jeunesse". Point barre. Inutile de se renier.

Aux administrateurs et actionnaires de l’Axe du Mal, il avait conseillé, plutôt que de continuer à engranger les bénéfices des marchands d’armes, de se remettre à discuter, y compris avec ses ennemis.

Il peut être fier de ses premiers pas en Iowa, Barak Obama.
Ce n’est certes que l’Iowa et l’année sera longue. Mais tout de même.

Barak Obama vu depuis la France, donne un vrai sens au mot "rupture".
Les Etats-Unis doivent tourner la page de l’ère Bush et ils ne se contentent pas de le dire. C’est une lame de fond qui ne date pas d’hier et même à Hollywood, on a commencé à retranscrire la colère, la tristesse et le désarroi qui grondent. Je garde en mémoire un des plans du film de Paul Haggis, "Dans la Vallée d’Elah", avec Tommy Lee Jones hissant la bannière étoilée renversée et déboussolée.

Vu de l’autre côté de l’Atlantique, le résultat de l’Iowa n’a rien d’une rupture : c’est juste l’Amérique et sa formidable capacité à se réinventer en permanence, à reconnaître, à accepter ses erreurs et son égarement. L’Amérique ne prend jamais de gants pour critiquer et prendre les mesures nécessaires quand ses dirigeants politiques ou économiques risquent de la mener à sa perte.

Obama n’est ni un super-héros, ni un illuminé. C’est un citoyen américain ordinaire au parcours extraordinaire.
Les deux principaux leaders démocrates (Hillary Clinton et Barak Obama) n’étaient pas au Congrès en novembre 2007 pour applaudir le discours de Nicolas Sarkozy. C’est logique. On ne vient pas saluer la visite éclair de quelqu’un qui confond, conforté par ses clichés, la place centrale de l’individu dans une société avec un "moi d’abord" arrogant, bien loin du bien ou de l’intérêt commun.

À certains de mes amis américains qui s’émerveillent toujours devant la beauté de la France, avec ses musées chargés d’histoire et qui, parfois, en ressortant d’une salle du Louvre, impressionnés ou émus, ont la sensation de ne pas avoir de passé et nous envient nos siècles d’histoire, je réponds parfois que l’Histoire, l’Amérique y participe, elle la fait, pour le meilleur et parfois, certes, pour le pire. Notre art de vivre mais aussi les dorures des palais, l’architecture majestueuse de nos châteaux et nos cortèges de courtisans sont toujours très impressionnants. Mais est-ce suffisant ? Peut-on se contenter de féliciter Poutine pour marquer le coup ?
Nos politiques, de gauche comme de droite, sont-ils capables de nous proposer de vraies mesures pour nous sortir d’un pessimisme ambiant qui s’est incrusté dans notre société ?

J’observe avec une certaine gourmandise outre-atlantique, cette faculté à ne jamais paraître blasé. Oh bien sûr, tout n’est pas rose au pays de tous les rêves et de toutes les promesses. Pauvreté, prisons pleines à craquer, système scolaire très inégalitaire, la liste est longue. Mais une partie de la liste s’applique déjà à la France et à d’autres pays de l’union européenne. Entre 1997 et aujourd’hui, mes séjours aux Etats-Unis se sont multipliés et prolongés, parfois en années pleines. Et à chaque retour, j’ai de plus en plus l’impression que notre société française cumule (presque) tous les inconvénients d’une société libérale mais sans les avantages.

À ceux qui plastronnent qu’Obama n’aurait pas l’expérience nécessaire et suffisante pour écouter, diriger, redonner espoir à un aussi grand pays, je me permets de constater qu’ici en France, nous avons depuis des décennies des hommes et des femmes qui ont tous la même grande expérience politique.
Pendant la présidentielle française, il y avait d’un côté un enthousiasme forcé et donc un peu rigide et de l’autre un enthousiasme survolté et donc un peu préfabriqué.
Mais rien de cette spontanéité que nous offre les résultats de l’Iowa avec les 38% côté démocrate, pour Obama.

Mais l’Iowa est aussi une terre républicaine tendance "la Bible au mot près", et loin, très loin des frontières mexicaines, le discours de l’ancien prêcheur baptiste, Mike Huckabee, sur sa future traque de l’immigrant avec son complice, Chuck Norris, a remporté 30 % des suffrages républicains

La route est longue et cet état n’est qu’une voix des Etats-Unis parmi toutes les autres. La Californie n’est pas l’Amérique, ni la Floride, ni New York, ni Miami ou encore Denver.

Qui sera désigné pour hisser la bannière étoilée dans le bon sens ? Obama, peut-être bien.

L’année s’annonce passionnante.
Si l’Amérique devait se réveiller déçue, en Novembre prochain, par une victoire démocrate ou républicaine trop juste pour des questions de comptage par exemple, ou pas assez enthousiaste, alors nous pourrions être tous inquiets. Mais il y a fort à parier que les électeurs américains ne commettront pas les mêmes erreurs. Ce qui est fait appartient au passé.

Rendez-vous mardi 8 Janvier dans le New Hampshire.

Au moins, avec ce premier résultat pour Obama, l’année 2008 commence très bien.

Les Organisateurs du Festival de Cannes ont désigné le 3 Janvier, l’acteur et réalisateur Sean Penn comme président du jury du 61ème festival. Une autre belle nouvelle.
La fiction et la réalité convergeront-elles en 2008 ?



Je profite de cette chronique qui ouvre l’année, pour vous adresser, chères lectrices et lecteurs (et vous êtes de plus en plus nombreux à me lire, à me faire part de vos encouragements ou agacements via la Ghreener Mail Box, merci !) tous mes meilleurs vœux pour 2008.
Portez-vous bien.

Stephan
Stephan Ghreener
Tags : obama sean penn
Rédigé par Stephan Ghreener le Dimanche 6 Janvier 2008 à 00:00