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75 centilitres de surprises

Suite de la chronique consacrée au Domaine Coudoulis. Rencontre avec l'équipe de ce domaine qui monte !


Domaine Coudoulis :  découverte magistrale, suite.
J'en prends le pari : Coudoulis est la perle de l'appellation Lirac et cela va se savoir de plus en plus. Je ne prends pas un grand risque, le magazine américain, Wine Enthusiast ne tarit d'ailleurs pas d'éloges sur le Lirac Rouge 2012 du domaine ainsi que sur la très select cuvée S (je vous reparlerai sous peu de cette cuvée S). La cuvée Hommage fait aussi forte impression dans le Guide Hachette des Vins 2015.
Bref, il est grand temps de partir à la rencontre du Domaine Coudoulis.  
Je vous parlais hier de cette belle découverte et j'ai eu l'immense plaisir de déguster la cuvée Hommage en trois millésimes, 2010, 2011,2012. Au domaine, même. 
Derrière un vin, il y a un terroir, un savoir-faire, des hommes et des femmes. A Coudoulis, c'est le travail de Bernard Callet et Patrick Hilaire qui portent ses fruits.
Le propriétaire-vigneron Bernard Callet a décidé de faire appel à Patrick Hilaire, aujourd'hui maître du chai du domaine, il y a maintenant presque dix ans. Quand on les rencontre tous les deux, on apprécie vite la synergie qui existe entre eux et le terroir qui les entoure. Un mélange d'humilité et d'audace. Une envie quotidienne d'aller de l'avant. Les certitudes n'empêchent pas les doutes et les remises en question. Ecouter la vigne prend tout son sens quand Patrick Hilaire et Bernard Callet disent de concert : il faut s'adapter et apprendre son terroir. 
En se promenant dans les vignes au côté du maître de chai : on comprend ce qu'ils entendent par là. Pas de désherbant, pas d'engrais, travail des sols à la charrue. Parce que "le domaine a besoin de ces partis-pris pour s'exprimer".
En venant d'Avignon et en roulant jusqu'à Saint-Laurent-des-Arbres, ce n'est pas un scoop, on roule souvent au milieu des vignes. J'en fais la remarque à Patrick Hilaire. J'ai aperçu dans la région beaucoup de systèmes d'irrigation. Le maître de chai m'a fait comprendre qu'il n'était pas pour, en tout cas pour le domaine Coudoulis : "il faut qu'elle vive la vigne. La stresser un peu, ça a du bon."
De retour à la cave, je regrette d'être venu après les vendanges. J'apprends en effet qu'au Domaine Coudoulis, on vendange et on trie à la main. Là encore, c'est un choix et une conviction.
La cave justement : un outil de travail neuf repensé de A à Z il y a deux ans. "Parce qu'une fois que la vigne est prête à offrir le meilleur, il faut un outil à la hauteur", me dit Bernard Callet.
C'est l'heure de la dégustation et j'en apprends un peu plus sur la cuvée Hommage. Un tiers Syrah, deux tiers Grenache. Voilà pour l'assemblage final des cépages. L'élevage dure un an. Une année en cuve pour le Grenache, une année en barrique neuve pour le Syrah.  
Pourquoi avoir donné ce nom à cette cuvée ? C'est un hommage aux meilleures parcelles.
La suite de cette chronique, lundi ici même…    

Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Vendredi 14 Novembre 2014 à 13:57