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75 centilitres de surprises

Jeudi 28 Janvier 2016

Retour sur mon coup de coeur 2014, le Domaine Coudoulis, à Saint-Laurent-des-Arbres. Les Chefs Etoilés ne s'y sont pas trompés. Petit tour d'horizon de quelques belles tables françaises qui proposent les cuvées du domaine de Bernard Callet.


Coudoulis : plus près des étoiles
En septembre dernier, l'Express dans son numéro Spécial Vins, avait consacré un article à l'appellation Lirac et à ses principaux acteurs. Pour illustrer leurs propos, la cuvée Hommage du Domaine Coudoulis faisait partie de leur sélection. 
Lirac, une appellation qui monte et pour cause… Les amateurs américains, belges et suisses en raffolent. En France aussi, les lignes commencent à bouger. En prenant des nouvelles du Domaine Coudoulis, j'en ai eu confirmation.
Le travail, la patience, les choix du vigneron-propriétaire et de son maître de chai Patrick Hilaire commencent à payer. Et quoi de plus réjouissant de voir des chefs étoilés du fameux Guide Michelin proposer les plus belles cuvées du Domaine Coudoulis ?
A noter, une petite préférence des chefs pour les très exclusives cuvées G & S : Bernard Callet et Patrick Hilaire ne les proposent que s'ils jugent le millésime à la hauteur de ces séries limitées et numérotées (moins de mille bouteilles par millésime)
Petit tour d'horizon : 
Le restaurant gastronomique de la Maison d'Uzès et son chef Oscar Garcia (1 étoile Michelin) proposent aux amateurs la cuvée S et le Lirac Traditionnel
Le Restaurant de l'Hôtel, rue des Beaux Arts Paris 6ème (1 étoile Michelin) : la Cuvée S à l'honneur
Le Cobéa, le restaurant de Philippe Bélissent & Jérôme Cobou, dans le 14ème arrondissement de Paris (1 étoile Michelin) : Cuvée S 
Entre Vigne et Garrigue,  à Pujaut, (1 étoile Michelin), il est possible de déguster presque toute la gamme des cuvées Coudoulis : Cuvée Hommage, Lirac Traditionnel, Cuvée G.




 

75 centilitres de surprises

Mardi 2 Décembre 2014

Suite et fin de ma chronique sur le Domaine Coudoulis et sa cuvée Hommage. En compagnie de Bernard Callet et Patrick Hilaire.


Domaine Coudoulis: Lirac Majeur !
Je vous l'ai dit et je le redis. Le domaine Coudoulis est pour moi une vraie découverte grâce, entre autres, à leur Cuvée Hommage. La déguster au domaine en compagnie du propriétaire-vigneron Bernard Callet et de son maître de chai, Patrick Hilaire a été un grand moment. Un privilège mais une parenthèse riche d'enseignements. Un terroir récompense l'audace, l'humilité, le travail : vendanger à la main, trier à la main… D'après moi, l'AOC Lirac a trouvé avec le Domaine Coudoulis de quoi faire rayonner son appellation.
Cela dit, le voyage a toujours quelque chose d'intemporel, on se retrouve loin des contraintes du quotidien. Loin de son environnement. Que vaut un vin, une fois passée la magie de la première rencontre ? Flirt ou relation sérieuse ? 
J'ai donc attendu d'être de retour à Paris pour déboucher "ma" bouteille. Cuvée Hommage 2012. Mise sur le marché par l'équipe de Coudoulis depuis la mi-novembre.
En préparant le dîner et en attendant mes convives (des amateurs de vins, curieux, capables de sortir des merveilles à tous les prix, suivant le principe du porte-monnaie à soufflet : vide, léger ou plein) J'ai appelé Patrick Hilaire pour prendre des nouvelles : 
il venait de finir la première dégustation avant assemblage du millésime 2014. Lors de ma visite, je l'avais senti un peu stressé, les conditions climatiques à la fin de l'été avaient été mauvaises. Au timbre de sa voix, je l'ai senti soulagé pour ne pas dire heureux : "on commence vraiment à récolter les fruits d'années de travail. Franchement, ce n'est jamais gagné d'avance mais malgré les aléas du climat, la qualité est constante. On va encore avoir de belles surprises !"
Je lui explique que j'ai débouché la Cuvée Hommage 2012 et que je ne vais pas sortir des sentiers battus. Au programme viande rouge. Elle accompagnera de belles entrecôtes, sel de Guérande, une épice de chez Roellinger, moutarde de Dijon à la pression, la Côte de boeuf, ce sera donc pour une prochaine fois. A l'autre bout du fil, je l'entends acquiescer puis sourire : un vin pareil, tu peux presque le proposer à l'apéritif !"
Histoire de prendre les arômes en pleine figure. Je lui précise que, hélas, je n'ai qu'une bouteille et je lui demande de me parler une dernière fois de cette cuvée. "Pour le millésime 2012, il n'y a que 4500 bouteilles. Et 200 magnums. Pas plus. C'est un choix : on sélectionne les meilleures parcelles de nos meilleures parcelles en Syrah et Grenache."
Je dois écourter notre conversation : mes invités arrivent. Patrick Hilaire m'invite à découvrir la cuvée G, la cuvée S et leur Lirac Rouge Traditionnel, rendez-vous est pris. Avant de raccrocher, je lui demande ce qu'il fait au domaine, en cette période hivernale. "La taille. A la main. Au sécateur. Plus de 90 000 pieds. Presque 30 ha. Trois mois de travail. Dans le froid avec le Mistral." Cela lui parait logique. La continuité de choix pour le domaine : vendanger, trier à la main, passer la charrue, pas d'engrais. et donc tailler chaque pied avec soin. 
Soyons bref : à table, "ma" cuvée Hommage 2012 a fait l'unanimité. Des relations sérieuses sont en train de naître. 
Et comme promis, je vous donnerai des adresses pour la découvrir (restaurants) ou l'emporter (cavistes). En attendant, buvez, mangez, avec plaisir mais avec modération… A très vite.
P.S: oui sur la photo, il s'agit d'une cuvée 2011…
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Mardi 2 Décembre 2014 à 20:06

75 centilitres de surprises

Suite de la chronique consacrée au Domaine Coudoulis. Rencontre avec l'équipe de ce domaine qui monte !


Domaine Coudoulis :  découverte magistrale, suite.
J'en prends le pari : Coudoulis est la perle de l'appellation Lirac et cela va se savoir de plus en plus. Je ne prends pas un grand risque, le magazine américain, Wine Enthusiast ne tarit d'ailleurs pas d'éloges sur le Lirac Rouge 2012 du domaine ainsi que sur la très select cuvée S (je vous reparlerai sous peu de cette cuvée S). La cuvée Hommage fait aussi forte impression dans le Guide Hachette des Vins 2015.
Bref, il est grand temps de partir à la rencontre du Domaine Coudoulis.  
Je vous parlais hier de cette belle découverte et j'ai eu l'immense plaisir de déguster la cuvée Hommage en trois millésimes, 2010, 2011,2012. Au domaine, même. 
Derrière un vin, il y a un terroir, un savoir-faire, des hommes et des femmes. A Coudoulis, c'est le travail de Bernard Callet et Patrick Hilaire qui portent ses fruits.
Le propriétaire-vigneron Bernard Callet a décidé de faire appel à Patrick Hilaire, aujourd'hui maître du chai du domaine, il y a maintenant presque dix ans. Quand on les rencontre tous les deux, on apprécie vite la synergie qui existe entre eux et le terroir qui les entoure. Un mélange d'humilité et d'audace. Une envie quotidienne d'aller de l'avant. Les certitudes n'empêchent pas les doutes et les remises en question. Ecouter la vigne prend tout son sens quand Patrick Hilaire et Bernard Callet disent de concert : il faut s'adapter et apprendre son terroir. 
En se promenant dans les vignes au côté du maître de chai : on comprend ce qu'ils entendent par là. Pas de désherbant, pas d'engrais, travail des sols à la charrue. Parce que "le domaine a besoin de ces partis-pris pour s'exprimer".
En venant d'Avignon et en roulant jusqu'à Saint-Laurent-des-Arbres, ce n'est pas un scoop, on roule souvent au milieu des vignes. J'en fais la remarque à Patrick Hilaire. J'ai aperçu dans la région beaucoup de systèmes d'irrigation. Le maître de chai m'a fait comprendre qu'il n'était pas pour, en tout cas pour le domaine Coudoulis : "il faut qu'elle vive la vigne. La stresser un peu, ça a du bon."
De retour à la cave, je regrette d'être venu après les vendanges. J'apprends en effet qu'au Domaine Coudoulis, on vendange et on trie à la main. Là encore, c'est un choix et une conviction.
La cave justement : un outil de travail neuf repensé de A à Z il y a deux ans. "Parce qu'une fois que la vigne est prête à offrir le meilleur, il faut un outil à la hauteur", me dit Bernard Callet.
C'est l'heure de la dégustation et j'en apprends un peu plus sur la cuvée Hommage. Un tiers Syrah, deux tiers Grenache. Voilà pour l'assemblage final des cépages. L'élevage dure un an. Une année en cuve pour le Grenache, une année en barrique neuve pour le Syrah.  
Pourquoi avoir donné ce nom à cette cuvée ? C'est un hommage aux meilleures parcelles.
La suite de cette chronique, lundi ici même…    
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Vendredi 14 Novembre 2014 à 13:57

75 centilitres de surprises

Il suffit parfois d'une dégustation pour vouloir aller à la rencontre d'un domaine et de son savoir-faire. Le domaine Coudoulis : une découverte magistrale


Domaine Coudoulis : découverte magistrale
Lirac ? Vous avez dit "Lirac". J'avoue, je ne connaissais pas les vins de l'appellation Lirac, cru de la rive droite des Côtes du Rhône depuis 1947. J'ai fait cette découverte par le biais d'une dégustation de la cuvée Hommage 2010 du Domaine Coudoulis. Si je devais simplifier, je dirais ceci : vous pensez vous offrir un séjour dans une belle pension de famille et vous voilà dans la suite d'un hôtel grand luxe. En d'autres termes, je ne m'attendais pas à un tel festival. Je pensais déguster un bon vin (bien sûr), j'avais en fait dans mon verre un grand vin, rare et authentique. Des notes puissantes, de la finesse, un voyage en soi. Lirac et son terroir par la grande porte. Voilà pour l'entrée en matière.
En faisant quelques recherches, j'ai découvert oh surprise que je connaissais le maître de chai du domaine Coudoulis, Patrick Hilaire. Pas le professionnel et l'homme habité par son métier non, mais la personne que l'on a plaisir à retrouver au fil des ans autour d'une bonne table. Je n'avais donc aucune excuse pour ne pas approfondir cette rencontre inattendue avec la cuvée Hommage de Coudoulis. C'est ainsi que je suis parti à quelques kilomètres de Châteauneuf- du-pape pour approfondir ce premier contact, sur les terres du Domaine Coudoulis, à Saint-Laurent-des-Arbres. L'occasion de rencontrer le vigneron et propriétaire, Bernard Callet et Patrick Hilaire, donc, le maître de chai. Le compte-rendu de cette dégustation sur place ? Dès vendredi sur ce blog. Sans oublier un petit mot sur le caviste qui m'a présenté cette cuvée. En attendant, dégustez vos vins préférés avec plaisir mais avec modération.
 
Stephan Ghreener
Rédigé par Stephan Ghreener le Jeudi 13 Novembre 2014 à 16:17